La semaine du 7 au 13 juillet 2025 a été tragique pour la population du territoire d’Irumu, province de l’Ituri, au nord-est de la RDC. A l’intervalle de 3 jours, 70 personnes ont été tuées dans la chefferie des Walese Vonkutu par les forces démocratiques alliées (ADF).
Par la Rédaction/RTVH
Ces tueries des civils ont été perpétrées entre le 8 et le 10 juillet 2025 aux villages Katere, Bayeyi, Matoko et Masia, situés à la limite avec le territoire de Beni (province du Nord-Kivu). Selon plusieurs sources de la société civile, ces massacres sont l’œuvre des terroristes d’Allied Democratic Forces (ADF) et leurs alliés, actifs dans la zone.
La Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH) indique que les victimes sont des agriculteurs venus en majorité du Nord-Kivu.
« Depuis le 8 juillet, l’ennemi a relancé les tueries à la limite entre l’Ituri et le Nord-Kivu. 70 personnes ont été tuées. La nuit de samedi 12 à dimanche 13 juillet, le même ennemi a tué quatre personnes et blessé quatre autre à Bwanashura », déclare Christophe Munyanderu, cadre de la CRDH.
Ramazani Malyabwana, membre des forces vives d’Irumu ajoute qu’en plus des morts, nombreuses personnes sont portées disparues.
Sabotage de l’opération « shujaa »
Ces attaques ADF interviennent quelques jours après l’annonce de la destruction de leurs bastions en chefferie des Babila-Bakwanza, dans le territoire de Mambasa par la coalition FARDC-UPDF. À en croire la société civile, ces terroristes se sont repliés vers Walese Vonkutu.
En réaction, Maitre Achille Kapanga, acteur politique et notable de Beni, qualifie l’intensification des tueries des civils par les ADF, de « sabotage de l’opération Shujaa » menée conjointement par les armées congolaise et ougandaise. Il appelle le Gouvernement congolais à « libérer les civils innocents de l’Est du pays ».







