À Butembo, des participants au business en ligne appelé Crazy, dénoncent ce qu’ils qualifient d’escroquerie de leur argent. Maitre Sekera Kivasuvwamo, avocat au barreau du Nord-Kivu, les encourage plutôt à porter plainte contre les initiateurs de cette entreprise.
Par Babakar Vikwa
Ce business en ligne qui se fait à partir de l’application appelée Crazy, permettrait aux investisseurs ou participants de gagner 3% du montant investi. Cet argent serait tiré de la somme mise en jeu pour les gagnants-parieurs, lors des matchs de football.
Escroquerie !
Certains habitants de Butembo qui financent l’activité disent ne pas comprendre le blocage brusque de l’application au moment où la majorité d’entre eux n’avaient pas encore retiré l’argent de leurs comptes respectifs. Totalement déçus, ils crient à l’escroquerie.
« J’avais investi 300 000 francs congolais dans le business Crazy. En voulant retirer mon argent, j’ai constaté que l’application ne répondait plus. Je demande que l’on me rembourse seulement mon argent, même sans intérêts », réclame une cliente de Crazy.
Appel à l’accompagnement des victimes par l’État congolais
D’autres victimes appellent l’Etat congolais à les accompagner dans le processus de remboursement de leur argent.
« Que l’Etat nous aide à faire pression sur l’entreprise afin qu’elle rembourse notre argent. Que le Gouvernement s’emploie aussi dans le contrôle de ce genre d’investissement », plaide un utilisateur de Crazy.
Procédure judiciaire de réclamation
Contacté par rtvh.net, Maitre Sekera Kivasuvwamo conseille les victimes de se regrouper en se choisissant un avocat qui va les accompagner en justice. D’après cet avocat au barreau du Nord-Kivu, c’est le cabinet juridique qui pourra mieux orienter leurs réclamations, que d’y aller en ordre dispersé.
« Ce cabinet peut évaluer le dommage pour chaque victime, c’est-à-dire individuellement. Et après, c’est ce cabinet judiciaire qui peut voir comment il peut orienter le dossier parce que c’est une matière purement juridique et technique », conseille-t-il.
Avant l’opérationnalisation de cette cryptomonnaie en ville de Butembo, une cérémonie officielle de sensibilisation des internautes avait été menée sous les auspices des services compétents.
Depuis que Crazy est en difficulté avec la fermeture de son bureau à Butembo il y a de cela plus d’une semaine, aucune autorité étatique n’accepte de se confier à la presse sur cette affaire.










Vraiment nous avons été surpris de cela. Prière au Gouvernement de s’impliquer dans cette affaire enfin de répondre à nos besoins plutôt
Comment ça va aller
Comment ça va aller
Bonsoir
Bonjour
Bonsoir nous voulons que ce gent rembourse notre argent