Une nouvelle attaque attribuée au groupe terroriste d’Allied Democratic Forces (ADF), a coûté la vie à une trentaine de civils dans le village Bafwakoa, en territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri.
Par Nickson Manzekele
Les assaillants ont investi ce village bâti sur la route nationale numéro 4, axe Mambasa-Kisangani, la nuit de mercredi 1er avril. Selon des sources locales, en plus d’une trentaine de civils tués, plusieurs autres ont été enlevés. Plus de la moitié du village a été également incendiée.
« Le village a été incendié à près de 60%. Des motos et des véhicules ont été réduits en cendres. Ils ont massacré les civils à la machette et armes à feu. Le village est actuellement confondu en un abattoir humain. L’armée est intervenue, mais c’était déjà trop tard », explique Jospin Mbowa, acteur de la nouvelle société civile de la place.
Information confirmée par l’autorité coutumière de la chefferie des Bandaka, qui dresse un bilan provisoire de plus de 35 morts. Dans un communiqué parvenu à rtvh.net, Christian Alimasi sollicite l’intervention des autorités tant territoriales, provinciales que nationales pour éradiquer le phénomène ADF dans sa juridiction.
« Au point kilométrique 40 de Niania, précisément à Bafwakoa sur la RN 4, le chef-lieu de la chefferie, ils ont tué un bon nombre de civils. Au moins 35 personnes massacrées », renseigne ce document.
Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) rassurent la population de la poursuite de la traque des assaillants.
« Nous sommes en ordre utile de bataille pour traquer ces hors la loi et les mettre hors d’état de nuire. D’ailleurs, ce sont pour la plupart des faux ADF qui sont là pour voler », affirme le Lieutenant Jules Ngongo, porte-parole de l’armée congolaise en Ituri.
L’activisme des ADF a contraint de nombreux habitants de Mambasa, à fuire leurs villages.







