« Nécessité du management des conflits armés au Nord-Kivu : Paradoxe entre actions des groupes armés et besoin de restaurer le pouvoir d’Etat ». C’est l’intitulé du mémoire de Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA) défendu samedi 20 Mai 2023 en faculté des Sciences Sociales, Politiques et Administratives à l’Université de Kinshasa par le Ministre de l’industrie, Julien Paluku Kahongya.

Dans son travail , l’ancien Gouverneur du Nord-Kivu a circonscrit sa problématique autour du fléchissement des gouvernants à asseoir l’autorité de l’Etat dans la partie Est de la République Démocratique du Congo. Il a démontré que la faiblesse du Gouvernement repose essentiellement sur ses quatre instruments, à savoir, l’armée, la police, la justice et l’administration territoriale.

« Nous avons pu démontrer comment l’État a fléchi et pourquoi il a fléchi, quels sont les problèmes de fléchissement de l’État. Nous l’avons analysé à travers quatre instruments principaux, notamment l’armée, la police, la justice et l’administration territoriale. Lorsque nous avons analysé ces quatre éléments, nous avons détecté des faiblesses dans chacun de ces quatre instruments. Ce qui a comme conséquence, la faiblesse de l’État », a-t-il expliqué.

Les participants à la soutenance publique à l’université de Kinshasa, samedi 20 mai 2023. © Cell Com min industrie

Pour faire face à ce défi, Julien Paluku a proposé un modèle managérial de gestion des conflits qui comprend cinq angles, la politique, la sécurité, l’économie, la diplomatie et l’administration.

« Au regard de ce diagnostic, nous avons préconisé un pentagone managérial de gestion des conflits qui va au-delà de considérer une seule option. Nous avons proposé cinq angles par lesquels les gouvernants doivent axer leur politique. Entre autres, l’angle politique, sécuritaire, économique, diplomatique et l’angle administratif. Tous ces angles doivent-être coordonnés de manière à ce que l’un interagit sur l’autre et vice-versa, pour obtenir un résultat », a-t-il dit.

Julien Paluku Kahongya a obtenu la mention « plus grande distinction » qui lui permet désormais d’embrasser ses études doctorales.

Rédaction