La République Démocratique du Congo a commémoré, samedi 2 Août 2025, le deuxième anniversaire du Génocide Congolais pour des fins Économiques-GENOCOST. À l’occasion, des mouvements citoyens et groupes de pression du Nord-Kivu recommandent au Gouvernement de prendre au sérieux toutes les menaces sécuritaires.

En marge de cette commémoration, une messe d’action de grâce a été organisée à la paroisse catholique Notre Dame de Guadeloupe à Beni, en présence des autorités politico-administratives et différentes couches sociales de la province.

Elle était suivie d’une procession partie de la Mairie, en passant par le Boulevard Nyamwisi pour chuter au mémorial de Masiani où reposent les premières victimes des massacres d’Allied Democratic Forces (ADF).

Dans leur déclaration, les mouvements citoyens et groupes de pression de Butembo et Beni ont appelé le Gouvernement congolais à mettre fin à l’insécurité qui déchire l’ensemble de la province du Nord-Kivu.

« Le problème de l’insécurité du pays n’est pas seulement le M23. Il y a aussi le problème des ADF. La population de la RDC attend plus sa protection sécuritaire que toute autre chose », a fait savoir Frank Mukenzi, qui a parlé au nom de la synergie.

Présent à cette manifestation, le vice-gouverneur du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Louis Segond Karawa a indiqué que la commémoration du GENOCOST est aussi une interpellation de la conscience de chaque congolais, pour une implication collective dans le processus de paix.

« La commémoration du GENOCOST n’est pas seulement un moment de recueillement, c’est aussi un devoir de mémoire, un appel à la justice et une interpellation collective », a-t-il déclaré.

Les participants à cette cérémonie ont également plaidé pour une justice transitionnelle en faveur des milliers de victimes des différents épisodes des conflits armés dans l’Est de la RDC.