Des habitants de Lubero disent attendre avec espoir, la visite de Aimé Boji, Président de l’Assemblée Nationale de la RDC, annoncée pour cette semaine. Ils estiment qu’elle pourra contribuer à la recherche de la solution à la crise humanitaire et sécuritaire qui sévit en province du Nord-Kivu.

Aimé Boji est attendu à Lubero-centre, chef-lieu du territoire qui constitue la dernière ligne avancée des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) engagées dans les combats contre la rébellion de l’AFC/M23. Interrogés ce mardi par rtvh.net, certains habitants perçoivent sa visite comme un “geste de soutien aux militaires pour le renforcement de leur moral ».

Les attentes de la population concernent aussi l’implication du parlement dans la neutralisation des combattants du groupe terroriste, Forces Démocratiques Alliées (ADF). Ces derniers sont auteurs, selon la société civile, du massacre de plus de 2 500 civils dans la partie Nord-Ouest de Lubero.

« Nous allons demander au président de la chambre basse du parlement de s’impliquer pour mettre fin à ces violences », fait savoir un acteur de la société civile de Lubero.

Situation humanitaire alarmante

Sur le plan humanitaire, plus de 50 000 ménages de déplacés sont actuellement sans assistance. Des besoins en nourriture, eau potable, soins de santé et abris sont quotidiennement exprimés.

Bien que la plus grande attente reste la restauration de l’autorité de l’Etat, les habitants de Lubero affirment attendre aussi des éclaircissements sur les différents processus de paix en cours et accords déjà signés par la RDC, pour mettre un terme à la crise armée à l’Est du pays.