L’ancien Gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a publié, dimanche 11 octobre 2026, une tribune consacrée à la dernière sortie médiatique de l’ancien Chef de l’Etat de la RDC, Joseph Kabila. Il accuse ce dernier de trahison, lâcheté et déni des valeurs républicaines.
Par la Rédaction/RTVH
Dans cette tribune, Julien Paluku se dit désemparé par le revirement spectaculaire d’un ancien Président qui a basculé après 18 ans de pouvoir, dans la rébellion.
« Quel gâchis, quelle leçon pour la jeunesse, quelle honte pour la République, quelle humiliation pour tous les intellectuels que nous sommes d’avoir cru que nous accompagnions le fils de Mzée dont nous connaissions la ligne directrice et la posture de défenseur de l’intégrité du territoire. Est-ce le fils de son père, assassiné en 2001 par la mafia Rwandaise qui est entré à Goma sous la protection et le contrôle de ces mêmes Rwandais? Est-ce le Président, fils de Laurent Désiré Kabila qui a radié Makenga et ses alliés de l’armée pour se retrouver aujourd’hui sous leur protection », s’interroge-t-il.
Répondant à ceux qui se demandent pourquoi les gens qui ont travaillé avec Joseph Kabila, sont-ils en première ligne pour s’attaquer à sa nouvelle posture rebelle, Julien Paluku explique qu’il s’agit d’un devoir citoyen et républicain sacré de dénoncer la trahison d’un ancien Chef de l’Etat.
« Dénoncer ne relève pas de l’opportunisme pour obtenir un poste, comme beaucoup le prétendent. Qu’il est bas de développer un tel argumentaire face aux preuves irréfutables d’une trahison sans appel. C’est un devoir sacré pour le citoyen congolais que je suis, témoin des événements, acteur politique et chercheur attitré. Les postes passent, mais la patrie demeure », fait-il savoir.
S’adressant aux congolais en général, Julien Paluku rappelle que lorsqu’un ancien Chef de l’Etat trahit la République, le peuple doit se lever. À l’en croire, appuyer une telle forfaiture constitue également un acte de trahison, de lâcheté et de déni des valeurs républicaines.
Dans son discours prononcé vendredi 09 Octobre 2026 à partir de Goma, une ville occupée par les rebelles de l’AFC/M23 soutenus par le Rwanda, le Président honoraire de la RDC a sévèrement critiqué la gouvernance socio-économique et sécuritaire de son successeur, Félix Tshisekedi. Toutefois, Joseph Kabila n’a ni condamné l’agression Rwandaise ni dénoncé les exactions attribuées aux rebelles dans les zones sous leur contrôle.








