Après une déclaration jugée « ambiguë » par sa famille politique sur le projet de révision de la Constitution de la RDC, le deuxième vice-président du Sénat, présente ses excuses à l’opinion nationale. Le Sénateur Modeste Bahati Lukwebo affirme avoir été mal interprété.
Par Prosper Buhuru
C’est à travers le groupe whatsapp des sénateurs qu’il a présenté ses excuses à ses collègues, après la controverse née de ses propos sur une éventuelle modification ou changement de la Constitution congolaise.
Dans son message, il explique que sa déclaration, faite lors d’une conférence de presse organisée le 4 mars, a été mal comprise. À l’en croire, il n’a jamais affirmé son opposition à la modification de la Constitution.
Le 2e vice-président de la chambre haute du Parlement indique plutôt avoir voulu souligner que le véritable défi réside dans « l’application des textes par les dirigeants », estimant qu’un changement de mentalité est nécessaire avant toute réforme constitutionnelle.
Lukwebo ajoute qu’il avait simplement suggéré que la question soit débattue au sein de l’Union Sacrée de la Nation. Face à la polémique suscitée par ses propos, il réitère sa loyauté au Président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi que son engagement au sein de l’Union Sacrée de la Nation, plateforme politique au pouvoir
Toutefois, la contestation persiste au Sénat. Une pétition visant sa destitution continue de circuler au palais du peuple. Selon le Sénateur Dany Kabongo, initiateur de cette démarche, jusque ce mardi, le document a déjà recueilli quarante-sept signatures. Les pétitionnaires se disent déterminés à poursuivre leur initiative jusqu’à son aboutissement.









