La situation sécuritaire demeure préoccupante à Uvira, dans la province du Sud-Kivu. La présence sans combats des rebelles de l’AFC/M23 est signalée dans cette ville stratégique depuis mercredi 10 décembre, au lendemain d’une forte agitation.

Des témoignages rapportés par la Radio Okapi indiquent que des rebelles sont visibles sur les principales artères de la ville et d’autres vers Kavinvira, à la frontière qui sépare la RDC du Burundi.

Cette situation a paralysé les activités socio-économiques. La circulation est timide, le commerce fermé et les écoles désertes, malgré un calme apparent.

Violation du cessez-le-feu

L’entrée des éléments de l’AFC/M23 à Uvira intervient quelques jours après l’enterinement de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda à Washington, par les Présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Dans sa dernière adresse à la Nation, le Chef de l’Etat congolais a condamné le soutien continu de l’armée rwandaise à la rébellion, en dépit des engagements pris pour la pacification de la Région.

A son tour, le Gouvernement rwandais à travers un communiqué publié ce mercredi, rejette les accusations de violation du cessez-le-feu. Il condamne par contre les bombardements des villages civils proches de sa frontière, menés par les Forces armées de la RDC appuyées par l’armée burundaise et des Wazalendo.

Dégradation de la situation humanitaire

Entre-temps, le Coordonnateur humanitaire en RDC, se dit inquiet de l’escalade des violences en province du Nord-Kivu. A l’en croire, celle-ci a coûté la vie à des civils et poussé plus de deux cent mille personnes en déplacement. Bruno Lemarquis déplore le manque d’accès humanitaire pour des centaines de milliers de civils.