La situation des droits humains demeure alarmante dans les zones sous occupation de l’AFC-M23, au Nord-Kivu. L’organisation de défense des droits humains, Umoja Africa/RDC dit avoir documenté plus de 1300 civils directement touchés par des violences graves, au mois de juin 2025.
Par la Rédaction/RTVH
Ce rapport parle des cas de recrutements forcés, incendies de maisons, enlèvements et exactions diverses en territoires de Masisi, Nyiragongo, Rutshuru, et dans la ville de Goma ainsi que dans la zone de santé de Pinga.
Dans ce document datant du 11 juillet, Umoja Africa RDC indique que 1345 civils ont été affectés par les violences commises dans les zones sous occupation du M23-AFC, soutenu par l’Armée rwandaise.
« Parmi les faits recensés, il ya des actes d’enlèvements, des cas de viols, des assassinats, mais aussi des incendies ciblés d’habitations et d’infrastructures de santé ou d’éducation. Rien que dans la zone de Pinga, 825 maisons ont été réduites en cendres. À Nyiragongo, 135 civils ont été enlevés lors des opérations de bouclage. Et à Goma, le rapport note 118 cas d’enlèvement », renseigne ce document.
Cette organisation déplore également la répression contre les civils soupçonnés de collaborer avec les groupes armés rivaux.
« Des détentions arbitraires, des disparitions forcées et des campagnes de recrutement sont menées dans plusieurs localités », rapporte Umoja Africa RDC.
Face à cette situation critique, cette ONGDH plaide pour un appui d’urgence aux structures locales de défense des droits humains, une meilleure coordination dans la documentation des abus et des campagnes ciblées de sensibilisation des groupes armés sur le droit international humanitaire.









