L’Organisation des Nations-Unies réaffirme son soutien aux victimes de la torture, chaque le 26 Juin de l’année. D’après Maître Maguy Panza, défenseure des droits humains, cette pratique est fréquemment utilisée pour obtenir des aveux, renseignements ou le silence des victimes.
Par Martin Leku
La défenseure des droits humains au sein de l’ONG Femmes Juristes pour les Droits de la femme et de l’enfant (FJDF) explique que la torture désigne tout acte consistant à infliger des souffrances physiques et morales à une personne.
Dans le contexte des conflits armés en République Démocratique du Congo (RDC), elle affirme que cette pratique reste une réalité préoccupante, à la fois chez les civils et les militaires.
Formes de torture
A l’en croire, les groupes armés et services spécialisés de l’Etat recourent à la torture en vue « d’obtenir un aveu, des renseignements ou le silence » surtout auprès des témoins et défendeurs des droits humains.
« Les formes de torture sont physique et morale. Il y a des personnes qui sont flagellées ou tabassées dans le but d’obtenir d’elles, un aveu. Des défenseurs des droits humains par exemple sont torturés pour les amener à se taire devant des situations de violation des droits humains. Il y a même des paroles qui torturent moralement », explique Me Maguy Panza.
Prise en charge psycho-sanitaire et légale
Parlant de la prise en charge des victimes, la chargée de vulgarisation au sein de FJDF indique que celle-ci se fait sur le plan sanitaire, psychologique et légal.
« La prise en charge est d’abord sanitaire étant donné que les tortures laissent des séquelles sur le corps de la victime. La torture aussi cause un traumatisme. À ce niveau, la prise en charge psychologique est très nécessaire pour les victimes. Comme c’est une infraction, la victime doit bénéficier de la prise en charge légale. Il faut que la victime soit indemnisée », indique-t-elle.
Maître Maguy Panza rappelle que la torture est punissable conformément à la convention de l’ONU de 1984, ratifiée par la RDC. Elle prévoit des peines allant de 5 à 20 ans de servitude pénale ou la peine de mort si l’acte posé a conduit à la mort de la victime.








