La validation par la Cour Constitutionnelle de la RDC de la loi référendaire adoptée par le Parlement, suscite de vives réactions au sein de la classe politique. En province du Nord-Kivu, les uns soutiennent alors que d’autres rejettent la démarche.
par la Rédaction/RTVH
La Cour constitutionnelle a rendu son arrêt, mardi 28 Juillet à Kinshasa sur la conformité de la loi fixant les conditions d’organisation du référendum en République Démocratique du Congo. Lors d’une audience publique, elle a donné son approbation en vue de la promulgation du texte par le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.
D’après Maître Achille Kapanga, acteur politique et notable dans la région de Beni, cette validation est une « preuve que le Gouvernement congolais est déterminé à organiser le référendum pour le changement de la Constitution ». Toutefois, il recommande au régime de Kinshasa d’utiliser la même détermination dans la sécurisation de la population victime des conflits armés à l’Est du Pays.
Un coup à la confiance entre majorité et opposition
Maître Isaac Mutanga, président du parti Nouveau Congo, estime que cette décision « remet en cause la confiance qui commençait à s’installer entre l’Opposition et le pouvoir ».
« Toute révision de la constitution doit respecter les limites prévues par la loi fondamentale, notamment les dispositions relatives au nombre et à la durée des mandats du Président de la République », rappelle-t-il.
Un « passage en force »
Analysant cette évolution, le Professeur Kahindo Muhesi Augustin parle d’un « passage en force » vers le changement de la Constitution par le pouvoir en place. Selon ce politologue, cette loi représente « une menace » aux efforts en cours visant à obtenir un dialogue inclusif entre la Majorité au pouvoir, l’Opposition et la Société civile.
Dans ces conditions, il dit redouter également « une remise en cause », sur le plan international de la légitimité institutionnelle des institutions nationales.
La validation par la Cour Constitutionnelle de la loi portant les conditions l’organisation du référendum en RDC, intervient après l’adoption de ce texte par les deux chambres du Parlement.








