Le Parlement d’Enfants de Butembo-Lubero, en province du Nord-Kivu, dénonce la fermeture de certaines écoles et l’érection de positions des combattants Wazalendo à proximité des établissements scolaires. Il appelle à l’implication des autorités compétentes pour garantir l’éducation dans un environnement favorable.
par la Rédaction/RTVH
Dénonciation faite, mercredi 9 septembre en marge de la célébration de la Journée internationale pour la protection de l’éducation contre les attaques. Kavira Ruhuvi Christine, présidente de cette structure infantile, fait savoir que plusieurs écoles en territoire de Lubero ne fonctionnent plus à cause de l’insécurité. Elle déplore également l’érection des positions de combattants Wazalendo à proximité des écoles dans la ville de Butembo. Une situation qui menace la quiétude de la formation des enfants, alerte-t-elle.
« En territoire de Lubero, certaines écoles ont été détruites. D’autres sont utilisées comme positions ou camps militaires, tandis que de nombreuses autres ont dû fermer leurs portes à cause de l’insécurité liée aux conflits armés. Notamment, les affrontements impliquant le M23 et l’activisme des ADF. À Butembo, la présence des camps de Volontaires pour la Défense de la Patrie, VDP/Wazalendo à proximité des écoles, constitue également une source de préoccupation pour la sécurité des enfants et du personnel éducatif », a-t-elle déclaré.
Le Parlement d’Enfants de Butembo-Lubero appelle les parties en conflit à ne pas utiliser les écoles à des fins militaires. Il rappelle qu’une « école ne doit jamais devenir une position militaire, sinon c’est exposer l’éducation de nos enfants ».









