SECURITE,

Nord-Kivu : La Société Civile dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire et sanitaire

La Société Civile Forces Vives du Nord-Kivu dénonce la précarité de la situation sécuritaire, politique et sanitaire dans la province. Dans un communiqué publié vendredi 11 septembre, elle plaide d’un côté pour des actions militaires urgentes afin de freiner l’avancée des rebelles du M23 soutenus par le Rwanda. Et de l’autre, pour un appui matériel et financier destiné aux formations sanitaires dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola.

Sur le plan sécuritaire, la Société Civile accuse les rebelles de l’AFC/M23 d’avoir mené des attaques contre les positions des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) dans les territoires de Masisi et Walikale, provoquant des dégâts humains et matériels à Kazinga, Humura, Remeka et Pinga.

Elle dénonce aussi l’abattage systématique des arbres et des bananiers par les combattants du M23 à Masisi et Rutshuru, le prélèvement obligatoire de 2% sur les salaires des humanitaires et des agents de santé, ainsi que les enlèvements de jeunes et la confiscation des maisons des civils à Goma.

En territoire de Lubero, elle signale la présence de sujets chinois dans la zone minière de Manguredjipa. En ville de Beni, les forces vives alertent sur la montée exponentielle des cas de criminalité urbaine et révèlent 10 cas de pendaison enregistrés en une seule semaine.

S’agissant du dialogue national annoncé par le Chef de l’État congolais, la Société Civile salue l’initiative. Elle souhaite cependant que ce dialogue réunisse les vrais représentants des couches sociales, économiques et politiques de la base, et non une simple messe politique.

Concernant la situation sanitaire, la Société Civile déplore la flambée de l’épidémie d’Ebola dans la province du Nord-Kivu.

Face à cette situation, elle recommande au Gouvernement congolais de stopper d’urgence l’avancée du M23, d’obtenir le retrait des troupes rwandaises du sol congolais et de mobiliser l’aide humanitaire en faveur des déplacés.

Les forces vives plaident également pour la dotation des structures sanitaires en moyens logistiques et financiers conséquents pour une riposte robuste contre Ebola.

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