La société civile forces vives du territoire de Masisi, alerte sur une forte dégradation de la situation sécuritaire dans plusieurs agglomérations de cette partie de la province du Nord-Kivu.
Par la Rédaction/RTVH
Dans un communiqué rendu public, jeudi 14 Mai à partir de Pinga, dans le territoire voisin de Walikale, elle évoque des cas d’assassinats, enlèvements, vols en mains armées et déplacements massifs de populations civiles.
« À Remeka, dans le groupement Ufamandu 1, quatre civils dont deux femmes et un enfant, ont été tués lors des affrontements entre les éléments de l’AFC/M23 et les Wazalendo, entre le 6 et le 7 Mai. Ces combats ont aussi provoqué un déplacement forcé d’environ 40.000 habitants et perturbé la passation des épreuves préliminaires de l’Examen d’État », lit-on dans ce communiqué.
Dans la cité de Sake et environs, la société civile affirme avoir documenté des cas de meurtres, de disparitions forcées et une centaine de cas de cambriolages. À Masisi-centre, elle indique que 60% de familles abandonnent chaque nuit leurs maisons pour dormir dans des écoles ou chez des proches.
Les forces vives locales déplorent également une attaque armée survenue à l’école primaire Masisi, faisant 25 blessés aux côtés des biens pillés. Des cas similaires sont signalés à Nyabiondo, Bukombo, Mushaki et dans plusieurs villages des groupements Buabo, Banyungu et Mupfuni Shanga.
Face à cette situation, la société civile exige le rétablissement urgent de la sécurité, l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les violences armées et une assistance humanitaire en faveur des populations déplacées.









