Le député national Crispin Mbindule Mitono est visé par une plainte du Gouverneur militaire du Nord-Kivu, au niveau de la Haute Cour militaire des Forces Armées de la République Démocratique du Congo. En réaction, l’incriminé parle d’une « action visant à le faire taire ».
Par la Rédaction/RTVH
Le Gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu a officiellement saisi l’Auditeur Général des FARDC près la Haute Cour militaire, à travers une plainte datant du 08 Mai 2026. Le Général-major Somo Kakule Evariste accuse Crispin Mbundule Mitono de plusieurs faits infractionnels, qu’il aurait commis lors de ses sorties médiatiques à Butembo.
Entre autres, l’incitation à la révolte et à la désobéissance civile, l’association de malfaiteurs et la participation à un mouvement insurrectionnel, l’outrage à un fonctionnaire dépositaire de l’autorité publique, les faux bruits et beaucoup d’autres griefs.
Dans cette correspondance, le Gouverneur de province reproche à l’élu de Butembo, l’organisation présumée des rencontres clandestines et la tenue des propos portant atteinte à l’honneur de l’autorité provinciale ainsi qu’à l’ordre public, notamment à travers une émission diffusée sur une radio locale.
« Une intimidation »
Se confiant à la presse ce mercredi 13 Mai à Kinshasa, le député du parti au pouvoir, Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), parle d’une « simple intimidation ». Il affirme que cette démarche vise à « museler la voix de ceux qui défendent l’intérêt du peuple congolais ».
L’élu de Butembo rejette les accusations le liant à un groupe armé dans la région. Il déclare que son soutien à l’armée congolaise et aux Wazalendo est un acte patriotique, prôné par la loi congolaise.
Peu avant le dépôt de cette plainte, le Gouverneur militaire du Nord-Kivu avait instruit le Directeur provincial de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), d’ouvrir des investigations contre le député Crispin Mbindule à la suite de ces allégations.









