Des violents affrontements opposent depuis le mois dernier, les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo appuyées par des forces d’autodéfense populaire, Wazalendo dans plusieurs localités en provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu.
par Puissance Mukirania
Jeudi 3 septembre, des nouveaux combats ont été rapportés dans le groupement Ufamandu 1, en territoire de Masisi. Ces affrontement sont à la base d’un déplacement massif de la population et de la paralysie des activités socioéconomiques dans cette région située à la limite entre les territoires de Masisi et Walikale.
Le Mwami Asili Mafuluko du groupement voisin de Waloa Loanda qui confirme l’information, se dit inquiet de l’ampleur de la violence dans la zone.
Interrogé par rtvh.net sur son analyse au tour de cette reprise des hostilités dans un contexte du cessez-le-feu convenu par les belligérants, l’analyste politique Maître Achille Kapanga estime qu’il ne s’agit pas d’un échec des processus de paix en cours.
À l’en croire, l’objectif des parties en conflit est de rappeler leur présence physique sur le terrain. Cette escalade ne traduit pas une faiblesse ou un désintéressement des médiateurs internationaux, relativise-t-il.
« Les médiateurs sont en train d’observer, ils sont avertis et savent ce qu’il faut. Les mécanismes de vérification sont aussi effectifs » commente-t-il.
Selon Maître Achille Kapanga, la communauté internationale maintient aussi sa pression sur les acteurs clés de cette guerre, dont le Président rwandais Paul Kagame et le Président honoraire de la RDC, Joseph Kabila.








