Après plusieurs mois d’accalmie, des attaques attribuées aux combattants d’Allied Democratic Forces (ADF) refont surface en territoire d’Irumu, dans la province de l’Ituri, au nord-est de la République Démocratique du Congo.

La dernière en date a été signalée, dimanche 10 Août 2025 au centre de négoce de Boga/Kinzonzo. Des morts et d’importants dégâts matériels ont été enregistrés.

La Convention pour le Respect des Droits de l’Homme (CRDH), une structure de la société civile, condamne ces attaques ADF à répétition. Christophe Munyanderu, son Coordonnateur, fait savoir qu’en plus des pertes en vies humaines, ces exactions sont porteuses de plusieurs conséquences économiques, dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

« Pour le moment, la vie est devenue trop difficile. Ces différentes attaques des terroristes ADF affectent négativement les activités économiques », déplore-t-il.

Vengeance de l’ennemi !

La résurgence des attaques des combattants ADF s’explique par des assauts militaires menés par la coalition FARDC-UPDF contre leurs bastions à Irumu, commente Maitre Achille Kapanga, acteur politique et analyste des questions sécuritaires dans l’Est de la RDC.

« Les ADF, une fois qu’ils sont attaqués ou malmenés par les FARDC et les UPDF, ils viennent se décharger sur la paisible population », estime-t-il.

Il recommande aux autorités sécuritaires de prendre des dispositions necessaires, en vue d’informer la population civile sur l’attitude à adopter dans les zones où se déroulent les opérations militaires.

Depuis fin juillet 2025, les ADF multiplient des attaques contre des civils en territoires d’Irumu et Mambasa, dont la plus meurtrière avait couté la vie à une quarantaine de personnes à Komanda.