Des combats entre les éléments Wazalendo et les rebelles de l’AFC/M23 ont repris depuis mercredi 23 juillet, sur différents axes dans le territoire de Masisi, province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC. Près de 5000 civils ont été contraints de fuir leurs villages.

Des coups de feu ont retenti toute la nuit de mardi sur les collines de Luke et Katobotobo. Mercredi 23 juillet, les combats se sont intensifiés dans les localités de Katahandwa et Shakingi, provoquant un déplacement massif de la population civile.

Selon les chiffres communiqués par des organisations locales de défense des droits de l’homme, 973 ménages, soit environ 4865 personnes ont abandonné leurs villages. Il s’agit des villages Luke, Kahazi, Mulema, Lungubu, Muyanike, Katobotobo, Birangiriro, Murambi, Mataba, et Ndirembi.

« Des familles entières, souvent à pied et sans assistance, cherchent refuge dans les localités voisines comme Muhemba, Kibabi ou encore Kazinga, dans les groupements Nyamaboko 1er et Buabo, des zones moins touchées jusqu’ici », déplorent-elles.

À Masisi-centre, des balles perdues en provenance du champ de bataille à Muhondo, dans le groupement Biiri, ont touché deux déplacés dont une fillette de 16 ans.

Il y a quelques jours, le Gouvernement congolais et l’AFC/M23 ont signé une Déclaration de principes à Doha, s’engageant à un cessez-le-feu immédiat sur le terrain.