Le Centre d’Études pour la Paix et les Droits de l’homme (CEPADHO) dresse un bilan macabre de l’activisme des terroristes d’Allied Democratic Forces (ADF), dans la province du Nord-Kivu, à l’Est de la RDC.
Par Mumbere Patrick Syaluha
Selon le rapport publié ce mercredi, le CEPADHO indique que 12 750 civils ont été massacrés et 3 196 autres kidnappés ainsi que 2 577 blessés. Plus ou moins 600 mille ménages ont été poussés au déplacement.
« Au-delà du bilan humain, nous avons aussi mentionné 55 structures sanitaires sabotées. C’est-à-dire, incendiées ou pillées ou encore contraintes de fermer; 41 écoles détruites ou contraintes à fermer; plus ou moins 32 467 habitations et boutiques incendiées; Au moins 6 359 motos incendiées et 684 véhicules incendiés ou pillés », évoque Maître Omar Kavota, président du CEPADHO.
Nécessité des opérations robustes
Il souligne l’urgence des opérations militaires musclées pour mettre fin aux attaques ADF et permettre à la population de fumer le calumet de la paix.
« Lorsque nous essayons de voir ces chiffres, nous constatons que le mal est déjà profond. Il faut que ça s’arrête », plaide-t-il.
La présence des ADF est signalée dans la région de Beni et dans le nord-ouest de Lubero. Des opérations conjointes sont menées par les armées congolaise et ougandaise depuis fin 2021 contre ces terroristes.









