SOCIETE

Nord-Kivu : La FJDF déplore la persistance de l’exploitation sexuelle des femmes et filles

L’exploitation sexuelle est une triste réalité dans la région de Butembo, Beni et Lubero, en province du Nord-Kivu. Elle se manifeste généralement par l’utilisation des femmes et filles dans des maisons de tolérance par des proxénètes pour des fins sexuelles.

Maître Maguy Panza, chargée de vulgarisation de l’organisation, Femmes Juristes pour les Droits de la Femme et de l’Enfant (FJDF) a fait un état de lieux de l’exploitation sexuelle, dans une interview accordée à rtvh.net, ce mercredi. C’était en marge de la journée internationale de lutte contre l’exploitation sexuelle, célébrée chaque le 4 mars de l’année.

« Même si les hommes peuvent être utilisés dans l’exploitation, ce sont surtout les filles et les femmes qui en sont victimes. A Butembo, nous avons beaucoup de rapports sur l’exploitation des jeunes filles dans les maisons de tolérance, appelées communément QG. A Beni et Lubero, il y a des dénonciations. Mais aussi, il y a des faits qui se passent dans des maisons familiales », fait-elle savoir.

Cette activiste de droits de la femme affirme que des femmes et filles déplacées sont également victimes de cette pratique, même s’il n’y a pas des dénonciations officielles de leur part.

« L’aspect sur le fait de profiter de la vulnérabilité d’une personne pour avoir des rapports sexuels n’est pas encore très visible. Mais, c’est une réalité. Pour avoir accès à une aide humanitaire ou des avantages, il y a des femmes qui sont exploitées malheureusement d’une manière silencieuse », dénonce Maître Maguy Panza.

Parlant des auteurs, elle pointe du doigt accusateur, des tenanciers des maisons de tolérance et des acteurs humanitaires. Selon la chargée de Vulgarisation de FJDF, la loi sur la violence sexuelle prévoit une peine de plus de 5 ans d’emprisonnement et des amendes à l’endroit des auteurs.

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