SECURITE

Nord-Kivu : Le M23 accusé d’arrestation arbitraire et détention illégale des humanitaires à Masisi

L’Organisation Non Gouvernementale, Conscience Féminine pour les Droits et le Développement (CFDD-RDC) dénonce des cas d’arrestation arbitraire, détention illégale et exécution sommaire des civils dont des humanitaires, attribués aux rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), dans le territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu.

La CFDD-RDC s’insurge contre les violations récurrentes des droits de l’homme dans ce coin de la partie Est de la RDC. Dans une déclaration rendue publique vendredi 12 Juin, cette organisation affirme que plusieurs agents humanitaires de l’ONG Médecins Sans Frontières Belgique ont été arrêtés ces derniers mois dans la Commune Rurale de Masisi avant d’être transférés à Goma.

Elle cite les cas de Kitsa Ndaalira, connu sous le nom de KIZB arrêté le 28 Mars, Jérôme Maheshe et Rodrigue Bukanga interpellés le 3 Juin 2026. Selon l’ONG, ces personnes seraient dans des lieux de détention non officiellement reconnus et auxquels leurs familles n’ont pas accès.

La CFDD-RDC rappelle également que d’autres acteurs humanitaires avaient déjà été victimes d’arrestations similaires, accompagnées d’actes de torture et de traitements inhumains sur l’axe Mweso-Kashuga au cours du mois de Mars.

L’organisation dénonce également l’exécution sommaire de huit civils, survenue dans la soirée du 9 Juin à Bukombo, dans le groupement Biiri, secteur Osso Banyungu. Selon cette ONG, les victimes, principalement des usagers de la route auraient été arrêtées puis conduites dans une position militaire du M23-AFC avant d’être tuées.

Face à cette situation, la CFDD-RDC appelle les instances internationales compétentes ainsi que les partenaires de la République Démocratique du Congo à intervenir pour obtenir la libération des personnes détenues et mettre fin aux violations des droits humains.

L’organisation réclame aussi l’ouverture d’enquêtes indépendantes afin d’identifier les responsables de ces actes, de rendre justice aux victimes et de prévenir toute répétition de telles violations.

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