SANTE

Nord-Kivu : Lutte contre la violence sexuelle, Maître Maguy Panza évoque des avancées et défis

Célébration ce vendredi 19 Juin de la journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle en temps de conflits. En province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC, la lutte contre la violence sexuelle est confrontée à plusieurs défis, tout en enregistrant des avancées.

Interrogée par rtvh.net, Maître Maguy Panza explique que la violence sexuelle prend fréquemment les formes du viol, mariage forcé, agression sexuelle et l’esclavage sexuel. Elle fait savoir que les femmes restent les plus exposées à cette violence, souvent commise par des hommes porteurs d’armes à feu.

Intensification de sensibilisation et dénonciation des cas

Parlant de la lutte contre ce phénomène, la chargée de vulgarisation au sein de l’organisation Femmes Juristes pour les Droits de la Femme et de l’enfant (FJDF), reconnaît des avancées en termes de sensibilisation de la communauté, de l’existence des juridictions compétentes et de dénonciation des cas.

« Il y a un renforcement de la sensibilisation par les organisations de la société civile, surtout les organisations féminines, les médias. Nous avons des structures de prise en charge médicale, psychosociale, juridique, et la réinsertion socioéconomique des survivantes. Il y a aussi le statut de Rome qui vise à protéger les victimes et poursuivre les auteurs », fait-elle savoir.

Défis de lutte contre la violence sexuelle

Cependant, Maître Maguy Panza souligne que la persistance de l’insécurité et le faible accès des survivantes à la justice, font partie des défis à relever pour l’élimination de la violence sexuelle.

« Nous avons un faible accès de survivantes à la justice et à la réparation. C’est souvent quand on ne sait plus atteindre la victime qui a fui la guerre. Il y a la stigmatisation sociale qui décourage la dénonciation, les cas d’impunité des auteurs et l’insuffisance des moyens pour la prise en charge des victimes », évoque l’activiste des droits de la femme.

Proclamée par l’Assemblée Générale des Nations-Unies en 2015, cette célébration vise à sensibiliser sur la nécessité de mettre fin à ce fléau.

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