L’organisation non gouvernementale, Femmes Engagées pour la Promotion de la Santé Intégrale (FEPSI) alerte sur la rupture de kits PEP (Prophylaxie Post-Exposition), pour la prise en charge des cas de violences sexuelles.
Par Martin Leku
Dans une interview accordée à la presse lundi 29 septembre à Butembo, la secrétaire exécutive de FEPSI fait savoir que la rupture des kits PEP rend difficile la prise en charge des victimes des violences sexuelles dans la partie grand nord de la province du Nord-Kivu. Dolorose Kafanya affirme que cette situation est vécue depuis l’occupation de la ville de Goma par la rébellion de l’AFC/M23.
« On recevait ces kits à travers des projets soutenus par nos partenaires, mais aussi parmi les antirétroviraux fournis que la zone de santé nous donnait. Ces derniers temps, on n’a rien. Le stock est vide. On se débrouille dans des pharmacies lors que nous enregistrons des cas », fait-elle savoir.
Dolorose Kafanya ajoute que le manque de ces kits expose les victimes des violences sexuelles à des maladies sexuellement transmissibles.
« Le kit PEP contient des médicaments post exposition d’une victime à la violence sexuelle ou viol. Ce kit est donné à la personne violée avant 72heures. Ça permet d’éviter des grosses non désirées, lutter contre une infection sexuelle transmissible et d’autres microbes ainsi que lutter contre le traumatisme physique et psychologique de la victime », précise la secrétaire exécutive de FEPSI.









