Le Président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, est arrivé, mercredi à Washington où il est attendu ce jeudi 4 décembre 2025 pour la cérémonie d’entérinement de l’accord de paix conclu avec le Rwanda en juin dernier.
Par Prosper Buhuru
Cette signature finale, qui vise à mettre un terme à des décennies de conflit dans l’Est congolais, intervient dans un contexte sécuritaire extrêmement complexe. Des violents combats continuent d’opposer la rébellion du M23-AFC soutenue par le Rwanda aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo(FARDC), sur le territoire congolais.
Le Chef de l’État congolais est accompagné d’une importante délégation, comprenant certaines figures clés de l’Exécutif National et du Parlement, telles que Aimé Boji Sangara, Président de l’Assemblée Nationale, Daniel Mukoko Samba, Vice-premier Ministre de l’Économie nationale, Doudou Fwamba Likunde, Ministre des Finances et Patrick Muyaya, Porte-parole du Gouvernement.

Cet événement diplomatique crucial pour la région des Grands Lacs, verra également la participation d’autres Chefs d’État africains. Notamment, Paul Kagame du Rwanda, William Ruto du Kenya et Evariste Ndayishimiye du Burundi.
L’accord, paraphé le 27 juin 2025 a pour objectif officiel, la restauration de la paix dans l’Est de la RDC, la neutralisation des FDLR et le renforcement de l’intégration régionale.
Toutefois, la réalité du terrain jette une ombre sur cet optimisme diplomatique. Des violents affrontements sont signalés depuis le début de la semaine dans la province du Sud-Kivu, où les rebelles du M23-AFC et les FARDC se disputaient le contrôle de la cité de Kamanyola jusque dans l’après-midi de ce mercredi.
Face à cette persistance des hostilités, le Collectif des Victimes de l’Agression Rwandaise (CVAR), exprime son vif scepticisme. Dans sa déclaration, cette organisation exige des actions concrètes avant toute signature définitive. Entre autres, le retrait vérifiable des forces étrangères, la démobilisation des groupes armés, et surtout, l’ouverture d’une enquête de la Cour Pénale Internationale (CPI) pour garantir la justice et mettre fin à l’impunité.









