La Coalition Article 64 (C64) a été lancée, mardi 18 Mai à Kinshasa, par des leaders de l’opposition politique de la République Démocratique du Congo. Selon le Professeur Kahindo Muhesi Augustin, l’atteinte de ses objectifs dépendra de la cohésion entre les initiateurs et les moyens disponibles.
par Roger Mulyata
Parmi les figures emblématiques de cette plateforme politique de l’opposition se trouvent, Martin Fayulu, Moise Katumbi, Matata Ponyo, Delly Sesanga et Jean Marc Kabund. Ils se liguent pour bloquer le « projet de révision constitutionnelle » envisagé par la famille politique du Président Félix Tshisekedi.
Analysant cette démarche politique, le Professeur Kahindo Muhesi Augustin, enseignant en sciences sociales, politiques et administratives, estime qu’en lançant ce bloc, les initiateurs organisent la riposte aux velléités d’un prétendu troisième mandat du Chef de l’Etat.
À l’en croire, il existe des préalables pour atteindre les objectifs définis, dont la cohésion et des moyens financiers et matériels.
« Tout va dépendre de la cohésion et des moyens mis en oeuvres, ses stratégies opérationnelles, sa cohésion et même sa capacité à fédérer d’autres forces sociopolitiques et de la société civile », commente-t-il.
Ce politologue ajoute que le rapprochement entre la nouvelle coalition de l’opposition et d’autres forces sociales ou politiques du pays, va constituer un véritable contrepoids au régime de Kinshasa.
« Au cas où elle pourrait fédérer avec l’Eglise catholique dont on connaît la légitimité et la force de mobilisation, cette coalition pourrait constituer un contrepoids par rapport à ce projet », analyse cet enseignant d’universités.
Les opposants motivent la création de la C64 par ce qu’ils qualifient « d’instauration d’une nouvelle dictature et d’un pouvoir personnel et à vie en République Démocratique du Congo », par le Président Félix Tshisekedi, qu’ils accusent de haute trahison.








