Le Procureur de la République près le Tribunal de Paix de Makiso, Ikobia Bahati était victime d’une agression physique, samedi 05 septembre 2026 à sa résidence officielle de Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, par des éléments de la Police Nationale Congolaise. La scène, filmée et devenue virale sur les réseaux sociaux, a provoqué une vive réaction au sommet de l’appareil judiciaire.
par la Rédaction/RTVH
L’incident serait parti d’une intervention policière sur la clôture en tôles de la résidence du magistrat. Selon un communiqué du Conseil Supérieur de la Magistrature datant du 7 septembre, le Commissaire Supérieur en charge de l’opération estimait que l’enclos empiétait sur le domaine public.
« Voulant obtenir des explications sur le fondement juridique de cette action, le magistrat aurait été pris à partie et roué de coups par les policiers dépêchés sur les lieux », renseigne le document.
Le Conseil condamne avec la plus grande fermeté « tout acte de violence, de menace ou d’intimidation à l’encontre d’un magistrat » et rappelle que les magistrats bénéficient d’une protection particulière de l’État.
Il exige que toute la lumière soit faite, que les responsabilités soient établies et que les auteurs soient sanctionnés à la hauteur de la gravité de l’incident, « afin que de tels faits ne se reproduisent plus jamais ».
Cette affaire a également suscité l’indignation du Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali qui a donné une injonction formelle à l’Auditeur Militaire Supérieur près la Cour Militaire de Kisangani.
Dans sa lettre du 07 septembre 2026, le Ministre ordonne l’ouverture « sans délai », d’une enquête judiciaire.
Sont visés par les vérifications, le Commissaire Supérieur qui aurait donné l’ordre d’intervention et l’ensemble des policiers ayant participé à l’altercation.









