Aucun frais n’est exigé aux parents pour l’inscription de leurs enfants dans les écoles publiques et conventionnées en ville de Butembo, dans la province éducationnelle Nord-Kivu II. Assurance des responsables de ces établissements scolaires qui déplorent toutefois l’insuffisance des frais de fonctionnement mis à leur disposition par le Gouvernement.
par Providence Birugho
Se confiant à rtvh.net, ces responsables d’écoles affirment que les inscriptions pour la rentrée scolaire 2025-2026 se prennent sans frais, conformément à la gratuité de l’éducation de base en vigueur en République Démocratique du Congo.
Cependant, ils disent éprouver des difficultés pour répondre aux besoins réels dans leurs établissements scolaires respectifs.
Kavira Machozi, Directrice de l’école primaire Kyambuli, un établissement public fonctionnant dans la vallée de Kavaghendi, témoigne qu’elle ne reçoit que 200 mille francs congolais par mois de la part du Gouvernement. Un montant insuffisant au regard des multiples rubriques à couvrir.
« Nous recevons 200 000 fc par mois comme frais de fonctionnement. Ce montant peut nous permettre de démarrer l’année scolaire en achetant ne-fut-ce que les stylos, la craie, les cahiers de préparation pour les enseignants. Toutefois, cet argent est insuffisant pour couvrir les besoins réels de l’école dont la prise en charge d’une sentinelle et d’un jardinier », déclare-t-elle.
La même réalité est vécue à l’école primaire Mihake, conventionnée protestante. Son Directeur, Hangi Ezeckiel fait savoir que le montant qu’il reçoit mensuellement comme frais de fonctionnement ne lui permet pas de gérer les 22 salles de classes de son établissement.
« Le Gouvernement nous donne 420 000 fc le mois, ce qui nous aide à préparer la rentrée scolaire. Néanmoins, ce montant est insignifiant face à nos besoins, et il nous arrive de manquer même de la craie. En plus, il faut des livres, des lavabos et d’autre matériels didactiques à acheter », révèle-t-il.
Face à ces difficultés, les chefs d’établissements scolaires exhortent le Gouvernement à revoir à la hausse les frais dits de fonctionnement afin d’améliorer les conditions d’apprentissage des enfants.









