Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo devrait faire de la sécurité et de l’intégrité du territoire, une priorité nationale en y consacrant 20% du budget national. La MONUSCO devrait aussi réserver 10% de son budget annuel pour l’accompagnement de la réforme du système de sécurité, conformément à son mandat en RDC.

L’appel est lancé par le ministre congolais de l’industrie Julien Paluku Kahongya, qui intervenait Jeudi dans l’émission Dialogue Entre Congolais de Radio Okapi, en sa qualité d’ancien gouverneur du Nord Kivu. C’était en marge de la célébration du 75e anniversaire de création de l’organisation des Nations Unies. Julien Paluku a expliqué que cette politique devra permettre au Gouvernement congolais de mettre en place en urgence, une nouvelle armée et une police de proximité.

« L’État congolais doit prendre la sécurité et l’intégrité du territoire comme priorité des priorités pour amener d’autres partenaires comme la MONUSCO à se dresser sur sa politique. Lorsque les Nations Unies en RDC ont un budget annuel d’un milliard de dollars, si elle prend 10%, soit 100 millions de dollars pour appuyer et accompagner la structuration de l’armée, cela permettrait à la MONUSCO d’accompagner l’armée et la police en termes d’équipements. Au bout de ces 10 ans, aujourd’hui on aurait accompagné les deux institutions avec près d’un milliard des dollars. On aurait rejoint la thèse qui dit qu’au lieu de s’attaquer aux problèmes humanitaires. on doit s’attaquer à la cause qui est le problème sécuritaire. Si on vide le secteur sécuritaire, on aura vidé ipso facto les conséquences qui sont les problèmes humanitaires », a expliqué Julien Paluku Kahongya, ministre congolais de l’industrie et ancien gouverneur de la province du Nord-Kivu, l’une des provinces le plus insécurisées de la RDC.

La Rédaction