Le Centre d’Accompagnement Psycho-Social (CAPSALAM) de Musimba, fonctionnant à la limite entre la ville de Butembo et le territoire de Lubero, province du Nord-Kivu, a enregistré au moins 100 malades mentaux en Février 2026.
Par Mosantu Nzanzu
Ces chiffres ont été livrés à rtvh.net par le psychiatre Jérôme Tamos, responsable du CAPSALM. Il affirme que la grande partie de ces malades est constituée des déplacés venus des zones affectées par l’insécurité. À l’en croire, sa structure est débordée par l’accroissement du nombre de patients.
« Avec les mouvements des populations dus à l’insécurité, nous enregistrons des déplacés qui sont sans aucune assistance humanitaire. D’autres sont orientés vers nous avec des lettres pour leur encadrement. Avant la fin de ce mois de Février, nous avons enregistré plus de 100 malades. Cet effectif nous inquiète par rapport aussi à notre capacité d’accueil », s’inquiète-t-il.
En dehors du défi infrastructurel, Jérôme Tamos évoque également des difficultés pour ces vulnérables d’honorer les factures des soins médicaux.
« Sur le plan financier, nous ne savons pas comment ils vont s’acquitter des frais de soins. C’est pourquoi, nous lançons des messages aux Organisations non Gouvernementales à travers le Ministère congolais de la santé, de voir comment assister ces déplacés en termes de prise en charge médicale », plaide le responsable de ce Centre.
Depuis Janvier 2026, la ville de Butembo et des localités périphériques enregistrent des vagues de déplacés qui fuient l’activisme terroriste d’Allied Democratic Forces (ADF), dans le territoire de Lubero.









