La République Démocratique du Congo et l’Ouganda ont signé, lundi 11 Mai 2026 à State House d’Entebbe, à Kampala, six mémorandums d’entente dans plusieurs secteurs.
Par Martin Leku
Ces mémorandums ont été signés sous la supervision du Président congolais, Félix Tshisekedi et son homologue ougandais, Yoweri Kaguta Museveni, à travers leurs Ministres. Une signature qui consolide davantage la coopération entre les deux Etats, dans des secteurs clés.
Dans le domaine du commerce, la coopération prévoit l’accroissement du volume des échanges commerciaux. Elle inclut la problématique des frais de visas.
« Une mesure phare qui brise les barrières et place le citoyen au cœur de cette nouvelle dynamique », déclare Julien Paluku Kahongya, Ministre congolais du Commerce Extérieur.
Dans le secteur de la sécurité et de la défense, les deux pays se lancent dans le renforcement de « l’opération Shujaa », lancée en 2021 contre le groupe terroriste d’Allied Democratic Forces (ADF), dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, à l’Est de la RDC. Les armées congolaise et ougandaise prévoient l’intensification de leur coordination pour l’éradication totale des forces négatives, condition sine qua non pour une paix durable.
Sur le plan énergie et infrastructures, plusieurs projets intégrateurs d’envergure seront lancés. Entre autres, l’exploitation commune du pétrole dans le Graben Albertin et le développement des infrastructures routières, de la poste et des télécommunications.

D’autres domaines concernés par cette coopération sont, les transports, le tourisme et la fonction publique. D’après Julien Paluku, ce sommet redéfinit les équilibres dans la région des Grands-Lacs, notamment avec l’engagement de Kinshasa et Kampala dans la construction d’une confiance mutuelle, socle inébranlable d’une prospérité partagée.
La signature de ces mémorandums d’entente intervient après la clôture dimanche 10 Mai à Kampala, de la 9e session de la Grande Commission mixte Ouganda-République Démocratique Congo. Ces travaux de trois jours ont consisté à l’examen des mécanismes pouvant renforcer la coopération bilatérale, la sécurité le long des frontières communes, les échanges économiques et commerciaux.








