Célébration, le 24 juillet de la journée internationale des cousins et cousines. D’après des sociologues et juristes, cette journée vise à valoriser les liens familiaux élargis.

Ils font savoir que dans plusieurs communautés éthiques en RDC, ces liens ne peuvent pas aboutir au mariage entre les cousins d’une même parenté. D’après le Chef de travaux Mbusa Kazi, pour aboutir au mariage, le lien entre cousins dépend de la parenté qui les unie.

Ce sociologue révèle que le mariage est autorisé pour les cousins croisés, mais interdit aux cousins parallèles

« Dans notre tradition africaine, les cousins parallèles, ce sont des cousins dont les parents sont du même sexe. Et pour les cousins croisés, il y a la tante et l’oncle. Ce sont ces derniers cousins qui pourraient se marier. C’étaient des mariages stables à l’époque », explique cet enseignant à l’Université Officielle de Ruwenzori.

Principe reconnu par la loi

Ce principe sociologique est aussi reconnu par la Loi congolaise, à en croire Maître Moïse Vikayilwira. Ce juriste fait savoir que l’officier de l’état civil ne peut pas célébrer le mariage des cousins d’une parenté en lignée directe.

« La loi ne considère que la parenté en lignée directe pour l’interdiction du mariage. Lignée directe signifie les gens qui ont le même sang. Ils doivent faire recours à l’expertise du médecin. Lorsque c’est constaté, le droit peut dire qu’il est vrai que vous avez manifesté le consentement de vous marier, mais vous êtes dans une situation d’interdiction », éclaircit-il.

Les deux chercheurs s’accordent que dans les communautés africaines modernes, tout mariage entre cousins, croisés ou parallèles soit-il, est interdit car qualifié d’inceste.