Les dépendants des militaires et policiers congolais étaient de nouveau dans la rue, jeudi 27 novembre 2025 à Beni, chef-lieu provisoire de la province du Nord-Kivu. Les manifestants dont des femmes et enfants, dénoncent “les mauvaises conditions” qu’ils traversent loin de leurs milieux d’origine.

Ils brandissaient des banderoles portant plusieurs messages. Entre autres, “les enfants des militaires et policiers réclament leurs droits à l’éducation », “sommes veuves, orphelins, nous souffrons dans cette ville de Beni,… »

Les manifestants affirment qu’ils n’ont pas reçu les primes de leurs époux et parents décédés, depuis janvier.

« Nous sommes venus de loin, Lubumbashi, Bukavu, Kisangani, Kinshasa. Sommes nombreux ici. Les autorités disent qu’elles ne reconnaissent pas certains orphelins et veuves », dénonce une manifestante.

Alors qu’ils étaient en direction du gouvernorat de province pour y déposer leur mémorandum, les dépendants des militaires et policiers ont été dispersés par la police à hauteur du rond-point ENRA.

Contacté, Nasson Murara, communicateur de la Police Nationale Congolaise (PNC) commissariat urbain de Beni justifie cette intervention par la nécessité de rétablir l’ordre public.

« Ils troublent l’ordre public. C’est clair! Nous devons réprimer leurs activités », réagit-il.

Quelques interpellations ont été signalées lors de la marche dont celle de Serge Liwela, membre de l’association des enfants des soldats au front pour la paix.

Plusieurs dépendants des militaires venus des zones passées sous occupation de la rébellion de l’AFC/M23 vivent dans des conditions difficiles à BENI, chef-lieu provisoire des institutions provinciales du Nord-Kivu.